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Alors que le premier ministre du Québec, Paul Saint-Pierre Plamondon, lui a confié deux ministères, c’est avant tout comme député de Richmond que Bernard Sévigny veut faire sa marque.

Celui qui a été maire de Sherbrooke durant huit ans assure qu’il sera très accessible, notamment auprès des médias locaux.

« On est d’abord député avant toute autre attribution. Le lien que je vais garder avec les gens, c’est à travers vous », a-t-il confié en entrevue pour CIAX FM.

Un bureau de circonscription sera inauguré en décembre dans le secteur Brompton de Sherbrooke.

« C’est à peu près le point le plus central de la circonscription. C’est un endroit qui va toutefois nécessiter des améliorations locatives. En attendant, on garde le pied-à-terre qu’avait l’ex-député André Bachand à Windsor pour rencontrer les groupes et les citoyens au cours des prochaines semaines », indique M. Sévigny.

Pour bien remplir cette mission, le député de Richmond s’est entouré d’une équipe à la fois efficace et compétente. Il pourra compter sur Étienne Vézina, Sophie-Julie Painchaud et François Rioux afin d’exercer encore mieux ses fonctions dans la circonscription.

« Ce sont des gens d’une grande expérience, qui sont sensibles et qui sont tournés vers le service à la clientèle. Ils sont proche des gens. On va aider les citoyens du mieux qu’on peut », affirme-t-il.

Durant la campagne électorale, M. Sévigny avait identifié parmi les principaux enjeux le coût de la vie, notamment pour l’épicerie, le logement et l’accès à la propriété.

Pour le Val-Saint-François, le projet de bibliothèque à Windsor, des travaux reliés aux infrastructures et le statut du poste de la Sûreté du Québec – actuellement à Richmond – feront partie de ses priorités.

« Dans le Val-Saint-François, cette réalité se conjugue aussi avec des enjeux propres au développement régional. Il faut être capable d’attirer et de retenir des familles, de soutenir les entreprises qui créent de l’emploi, de maintenir des services de proximité et de permettre à nos municipalités de se développer de façon cohérente », avait-il souligné dans une entrevue pour le Val-Ouest.

M. Sévigny ajoute qu’au fil des semaines, avant les élections provinciales du 5 octobre, il a appris à connaître davantage les réalités du monde rural.

« J’ai eu le sentiment d’avoir capté ces différences. C’est la découverte de la nouvelle circonscription de Richmond qui m’a le plus plu durant la campagne, au-delà de l’aspect politique », confie-t-il.

M. Sévigny aura un agenda fort bien rempli, avec en plus ses fonctions de ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, ainsi que comme ministre responsable de l’Estrie. Il affirme être prêt à relever ces nouveaux défis, croyant fermement que son expérience au niveau municipal l’a bien préparé.

« Le socle du développement régional, ce sont les entreprises agricoles. Dans l’ensemble des régions du Québec, il y a 29 000 fermes. Et ce sont d’abord des entreprises, qui ont besoin d’innovation et d’un coup de pouce pour la commercialisation, la mise en marché et l’organisation territoriale. Je suis content que le premier ministre me fasse confiance pour piloter ce ministère à vocation économique », indique-t-il.

Bernard Sévigny est convaincu que le Parti québécois formera un gouvernement inspirant, qui sera à la hauteur même s’il est minoritaire.

« Paul Saint-Pierre Plamondon est un homme rigoureux. Son idée est claire. Gouverner, c’est tenir compte des besoins et attentes de la population. Mais c’est en même temps donner une direction. Et cette direction est très claire. C’est une affirmation. On travaille en fonction de consulter la population pour que la nation ait son pays. Les gens savent exactement où on s’en va », commente-t-il.

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